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Le P. Xifré lui commanda d’écrire l’Autobiographie (cf. Aut 1), document le plus important pour connaître la vie de Claret et l’esprit clarétain. Après une vie intense dans le gouvernement de la Congrégation, il mourut saintement à Cervera (Lérida, Espagne) le 3 novembre 1899. Il influença profondément le progrès futur de la Congrégation après avoir travaillé inlassablement à son expansion et développement.
En plus de ses nombreuses circulaires, il publia le livre Cleri Socius (1867), L’Esprit de la Congrégation des Missionaires, Fils du Coeur Immaculé de Marie (1867 et 1880), L’Auxiliaire du Missionnaire (1892-1893) et un traité sur La Grâce Divine (1899), le Directori, publié en 1858. Pendant son long généralat, il commença la publication du Bulletin Religieux, qui devint, avec le temps, Annales de la Congrégation, et aussi El Iris de Paz ou Le Coeur Immaculé de Marie, qui avait commencé sous le titre de Bulletin du Coeur Immaculé de Marie.
Une de ses grandes préoccupations, ce fut la promotion de la fidélité à la vocation et l’amour envers la Congrégation. Dans sa circulaire, Être fidèles à la Congrégation et, dans le livre déjà cité, L’Esprit de la Congrégation, il exhorte ses Missionnaires et leur donne des orientations, afin de les aider à surmonter quelques difficultés au niveau de la vocation.
Son gouvenement fut une étape décisive pour l’histoire des Missionnaires Fils du Coeur Imaculé de Marie, très riche en initiatives et en réalisations. L’expansion et la consolidation de l’Institut pendant cette période ont été extraordinaires. Le P. Xifré commença son généralat avec une seule communauté locale, formée par douze membres. À sa mort, la Congrégation était parfaitement organisée en tant qu’institution civile et religieuse, avec 1.700 membres, partagés en 61 maisons en Espagne, Italie, Portugal, Guinée Équatoriale, Chili, Mexique et Brésil.